Présentation
 

Mon travail est le plus souvent figuratif.
Le point de départ de mes tableaux se trouve dans le petit monde clos de mon atelier. Ce sont des objets simples, banals, du quotidien. Certains s’ y trouvent par hasard, d’autres ont été apportés là, au gré de mes envies et de mes découvertes.
Bougies, vestes suspendues à un clou, tissus, tables, papiers…..
Mon objectif n’est pas de recopier ce que je vois exactement, mais de créer une œuvre qui soit parlante et se suffise à elle-même. 
On retrouve très souvent des miroirs dans mes compositions. J’ai toujours beaucoup aimé le réel reflété dans un miroir, c’est comme une fenêtre vers un autre monde.
Dans ce travail de miroirs, j’ai peu à peu développé l’idée d’utiliser ces "fenêtres" comme un tableau dans le tableau, un lien vers l’abstraction. Un espace plus libre au sein même de la figuration et de ses exigences. 
Au départ, j'utilisais exclusivement le pastel sec (que j’ai toujours fabriqué moi-même). J’adore cette technique pour sa confidentialité, son intimité, ses douceurs, ses nuances. Je n’utilise jamais l’estompage qui ramollit tout. Au contraire, je travaille le pastel en matières et de façon plutôt énergique. (Je déteste la mièvrerie qui accompagne trop souvent ce médium. D’ailleurs, les gens ont souvent cru que mes tableaux n’étaient pas au pastel, mais bien de l'huile.)
Je me suis lancé dans l’huile, depuis maintenant deux ans, technique différente, résultats différents. C'est le plaisir du tableau mille fois retravaillé, des matières accumulées, ou retrouvées par le grattage.
 

Les nus


Depuis 2003, l’humain est apparu dans mes tableaux. Je les plonge parfois dans un espace hors de temps, comme en apesanteur, libérés du poids de la condition humaine ; parfois au même titre que les objets de mon atelier, ils sont là, simplement. 
Je les voulais crus et dramatiques, ou légers et apaisés dans les "apesanteur" ; mais surtout pas esthétisants. Les triptyques apportent une dimension supplémentaire de bizarrerie, grâce à l’aspect découpage qu’ils impliquent.
 

Déformations
 

Cette série de tableaux est née de l’observation des déformations dans les reflets des casseroles en inox. Il m’arrivait parfois lors d’un repas, de me plonger complètement dans l’univers de formes bizarres crée par ces casseroles posées sur la table qui reflétaient en les déformant les assiettes, verres... J’ai eu envie de transcrire.
L’univers qu’on retrouve dans ces tableaux n’est pas celui d’un repas, mais celui d’un atelier, avec son vieux plancher, ses Vélux, son chevalet… et le peintre.
Mon intention de départ était plutôt ludique, mais le côté expressionniste qui s'en dégage n’est pas pour me déplaire.

 

Mathieu Weemaels