Les traces de l'homme et du temps

 

Après une formation classique qui l’a conduite à l’enseignement, elle décide de cesser en 1985 cette activité passionnante mais trop prenante pour se consacrer essentiellement à un travail personnel. Elle s’intéresse alors surtout au dessin et développe un travail sur ordinateur, œuvrant parmi les «pionniers».

En 1995, la sophistication des machines lui donne envie de reprendre les pinceaux. 

Les sujets qu’elle choisit s’attachent toujours aux traces de l’homme et du temps. Dans les photographies qui ont servi de base à certaines de ces évocations bretonnes, plus que le sujet, c'est la rencontre d'un regard inconnu mais complice face à un monde disparu mais encore fondamentalement présent qui l’intéresse. Elle attend alors dans ses tableaux l'émergence des images fugitives enregistrées à un âge où la conscience de l'art n'existait pas encore dans sa pensée.

 

 

 

Au delà de l'apparence

 

La figuration noble de Maryvonne Jeanne-Garrault ne dit jamais la surface des choses ou des êtres, mais d'abord l'affirmation de la présence des choses et des êtres, avec quelque chose d'imposant, de crucial, voire d'implacable.

Mais dans le même temps, il y a fragilité et mystère, et au delà de l'apparence, cette sorte d'absence envoûtante qui absorbe les trop-pleins de l'évidence et qu'on appelle parfois sensibilité.

 

Christian Noorbergen, Artension (Libération Champagne )